Après un recul exceptionnel en 2020, le Jour du Dépassement tombe cette année… au printemps

Chaque semaine, nous vous proposons de mieux comprendre les enjeux qui se jouent autour des Assises de l’Écologie Populaire. Aujourd’hui, on vous parle du jour du dépassement et de ce qu’il dit de notre rapport à la consommation.

Retour sur une année de répit pour la planète bleue

Calculé en se basant sur l’empreinte écologique causée par l’humanité, et représentant plus de 3 millions de données statistiques à analyser, le Jour du dépassement représente le moment de l’année où la société a consommé l’ensemble des ressources que la planète est capable de régénérer en un an. Nous estimons vivre « à crédit » à partir de cette date. Il aurait ainsi fallu, en 2020, l’équivalent de 1,6 planètes pour combler nos besoins. Un chiffre impressionnant ? Il est pourtant bien moins important que les précédentes années : la pandémie de Covid-19 a engendré une baisse drastique de 9,3 % d’empreinte écologique par l’Homme. Le Jour du dépassement a ainsi reculé de trois semaines, notamment en raison de la baisse des abattages forestiers et des consommations d’énergie.

En 2021, l’humanité redémarre sur les chapeaux de roues

Un renversement historique qui n’aura tenu l’hiver : la date symbolique avance cette fois-ci de plusieurs mois pour tomber au 7 mai 2021. La reprise (partielle) des activités humaines aura eu raison de cette courte respiration écologique. Épuisée dès le printemps par l’utilisation de ses ressources, la Terre souffre à nouveau de la surexploitation humaine. Le WWF alertait déjà l’année dernière des conséquences d’une reprise économique aux émissions carbones non maîtrisées sur la crise climatique. Faut-il pour autant geler la relance ? Pas nécessairement.

Quels bons gestes adopter pour l’année à venir ?

Toujours selon le WWF, un certain nombre d’actions coordonnées à échelle mondiale permettraient de reculer le Jour du dépassement sans remettre totalement en question notre quotidien. Et cela concerne non seulement les grandes entreprises, mais également chacun d’entre nous ! À titre d’exemple, une diminution de 50 s% du gaspillage alimentaire permettrait de ralentir le dépassement de deux semaines. La consommation de viande pèse elle aussi dans la balance : en la réduisant de moitié, le Jour du dépassement reculerait de 17 jours. La reforestation joue enfin un rôle déterminant dans notre exploitation des ressources. Planter 350 millions d’hectares de forêt bénéficierait au recul de la date symbolique… et à notre santé !